C’est aujourd’hui la veille de Noël et le récit de nos aventures date d’un peu plus d’un mois…
Donc reprenons nos aventures fidjiennes :
Le lendemain de notre arrivée sur la côte de corail un match de rugby était organisé dans la ville la plus proche : Sigatoka. Christopher en a profité pour acheter le maillot de l’équipe du coin : Nadro. Je ne vais pas vous raconter grand chose sur le match a part que dans le stade les types se marraient dès que les joueurs se bousculaient un peu de trop.
Christopher a fait 4 plongées et moi je me suis contentée du masque et du tuba mais j’ai vu des tas de poissons.
Nous avons ensuite passé quelques jours sur l’île Ovalau dans l’ancienne capitale des Fidjis: Levuka.
Un guide nous a emmenés dans son village pour nos expliquer la culture de son pays et nous avons fait une ballade où il a pu nous montrer des tas de plantes de la jungle pour après les goûter autour d’une table ou plutôt un tapis et c’était super bon.
Il est temps pour moi de faire un aparté sur un des anciennes coutumes fidjiennes : le cannibalisme.
Je sais de source sure que mes histoires gore vous manquent donc je ne résiste pas de vous retranscrire l’encadré du Lonely Planet sur la question_ Je reste fidèle au texte sans jamais exagérer_ Promis
Le cannibalisme était pratiqué jusqu’à la fin du XIXème siècle et pendant 2500 ans. C’était l’ultime revanche qu’une tribu pouvait affliger à son ennemie. C’était la pire des humiliations…
Les corps étaient consommés directement sur le champs de bataille ou ramenés au village où ils étaient cuisinés. La torture était d’être plongé dans l’eau bouillante ou d’être désarticulé et de regarder les autres manger son bras…jusqu’à devoir manger sa propre chair….
Beurk … âmes sensibles s’abstenir ….
Les villageois utilisaient les crânes pour faire des bols et les os et les cheveux pour créer toutes sorte de bijoux. Ils utilisaient les os des jambes pour faire des aiguilles et des manches de couteaux. Et pour finir… les organes génitaux et les fœtus étaient pendus aux arbres.
La viande était séchée et conservée pour la pause de 4 heures
Toutes les reliques sont maintenant dans le musée de Suva et les pratiques sont sévèrement punies…
Mais que cela ne vous arrête pas de visiter ce pays parce que les fidjiens sont vraiment super sympas. Ils ont d’ailleurs été élus le peuple le plus joyeux (happy people)
Après 2 semaines de backpackers où nous avons rencontré des tas de gens qui faisaient le tour du monde (c’était pour la plupart Britanniques) et 10 jours avant notre départ nous avons eu l’occasion d’être hébergé dans un village.
Nous avons passé 3 jours formidables en compagnie de Jo (le chef du village), sa femme Tarusila, et des enfants qui ne nous ont pas lâchés d’une semelle. Taru nous a préparé des bons petits plats traditionnels, nous dormions dans leurs lit et eux, près du feu dans une petite baraque qui faisait office de cuisine. Il faisait 24 degrés la nuit et ils étaient gelés.
Le lendemain de notre arrivés les enfants d’un village des montagnes étaient invités chez Jo pour une journée baignade- pique-nique- rugby sur la plage.
La plupart n’avaient jamais vu la mer et des blancs. J’étais sur la plage avec les petites filles de Jo à ramasser des coquillages et j’étais l’attraction de tous ces bambinos. Ils étaient autour de moi à répéter tout ce que je disais. Ils ramassaient pour moi des coquillages et étaient enchantés quand je leurs disais : beautiful shell !! well done !! thank you .
Christopher a eu une expérience similaire quand il est arrivé sur la plage où les enfants jouaient au rugby. Ils avaient reconnu le maillot de l’équipe de Nadro et Christopher a commencé à faire des « give me ten » à tous les gamins. Quand Christopher s’est rendu compte que certains avaient frappés dans ses mains pour la troisième fois, il a arrêté.
Nous avons repris la route via les transports en commun pour la ville de Nadi où Christopher a fait le plein de T-shirts pour lui et ses copains. Il a maintenant plus de fringues que moi, une vraie gonzesse !
Nous avons pris le bateau pour rejoindre l’île de Mana à 30 kms des côtes. Dans le même archipel se trouve l’île de Castaway (seul au monde), le film avec Tom Hanks.
C’était pas mal, Christopher a fait 2 plongées et nous avons fait du snorkelling de l’autre côté de l’île. La plage était déserte et le sable était blanc. La forêt tropicale qui bordait la plage avait du mal à nous rafraîchir et après 10 minutes hors de l’eau nous voulions rejoindre Némo et sa famille.
Ce n’est pas la définition du paradis ça !!
Il y avait pourtant une mauvaise ambiance dans le backpacker, ou je devrais dire les 2 backpackers.
Ils sont tenus par 2 membres d’une même famille et se détestent. Les bâtiments se touchent, les salles à manger sont carrément côte à côte. Le soir c’était très glauque. C’était le concours de celui qui mettra la musique la plus forte et celui qui retiendra le plus de touristes…
Le village autour utilisait l’océan pour une vraie déchetterie: des boites de conserves traînaient certaines toutes rouillées, des boyaux de je ne sais pas quel animal flottaient ici et là…dommage mais c’est comme ça qu’ils font depuis des lustres et ne veulent pas en changer.
Marine et Morgane vous auriez été outrées!!!
J’avais envie de prendre un sac poubelle. Nous en avons parlé au type qui tient le centre de plongée et il a beau le répéter aux villageois que ce n’est pas top pour les touristes et pour l’écologie mais ils n’ont pas l’air de comprendre….
De notre séjour de Mana Christopher a pris de sacrés coups de soleil, moi un peu moins mais ils nous ont quand même bien réchauffés quand nous sommes arrivés à Auckand (Nouvelle Zélande) où il faisait 17 degrés !!
Je sais que vous vous gelez les miches en ce moment mais nous avons profité d’une température en moyenne à 29 degrés, à peu près pareil pour l’eau (turquoise), de nos chapeaux, lunettes et crème de soleil.
J’avais presque trop chaud avec mes tongs !!
Bon OK j’arrête, j’ai pitié pour vous…
Nous avons passé quelques jours dans la plus grande ville du Nord et son million d’habitants. La Nouvelle Zélande compte 4 millions de Kiwis, c’est comme ça qu’on appelle les Nzélandais, du nom de l’oiseau au long bec qui ne volera jamais et bien sur du fruit) 60 millions de moutons, 90 millions d’Opossum (petite bébête poilue qui est une vraie calamité pour le pays - un peu comme nos ragondins en Brière) et qui fait de superbe fourrure (désolé Marine)
J’ai visité le musée d’art et c’était très intéressant. J’ai d’ailleurs piqué plein d’idée déco…
Nous avons ensuite loué une voiture pour nos 6 semaines d’aventures.
Depuis une quinzaine de jours nous avons fait le tour de le l’île du Nord jusqu’à la pointe nord en passant par la Forêt de Kauris, the Bay of Plenty, Rotorua, Taupo.
Les paysages sont très verdoyants, certains disent que cela ressemble à la Suisse avec les sapins partout, les montagnes…. C’est très bucolique.
Donc pour ceux qui rêvent de visiter la Nouvelle Zélande mais qui sont à cours de budget ou qui ne supporterait pas les 24 heures de vol allez y. Bon je n ai jamais été en Suisse donc je ne peux pas vraiment vous dire.
Le Kauri est un arbre natif de la nouvelle Zélande qui vit plusieurs millier d’années. Beaucoup sont enfouis dans des marais. L escalier que vous voyez a été creusé dans un arbre découvert dans un marais datant de 45 000 ans et pesant 140 tonnes !!
On a décidé que si on gagne au loto, nous achèterons une table de ce bois si précieux.
Bon Ok c’est pas demain la veille !!! mais….on sait jamais
Les maisons ici sont raisonnables si tu n’es pas trop difficile mais Christopher n'aime pas le temps hivernal en plein été.
Nous sommes arrivés à Rotorua en fin d’après midi. Nous n’avions pas mangé trop de baked beans et comme dit ma grand-mère « je ne renierais pas mon cul pour un pet ! » pourtant ça sentait partout l’œuf pourri !!
Normal nous étions en pleine région volcanique.
Je me rends compte qu’il est difficile pour vous de suivre nos aventures :
Vous croyez souvent que nous sommes encore là où se termine le récit et puis, comme pour ce message vous devez vous rappeler la fin du message précédent pour commencer celui ci. Eh oui je m’arrête si l’inspiration me manque et c’est pas forcément (vous l’avez remarqué) à la fin d’une histoire.
Bref ….nous sommes donc arrivés à Rotorua (à peu près au milieu de l’île du Nord) où nous avons visité le musée installé dans les anciennes thermes de la ville. Au début du siècle dernier les gens bourrés de frics et de rhumatismes venaient se soigner dans des bains de boue ou par des massages électriques ….une infirmière passait une sorte de prise électrique branchée (sur je ne sais plus combien de volts) sur le dos meurtri des patients …
Ils ont dû fermer non pas pour mauvais traitement mais parce que la maintenance coûtait trop cher. Ils avaient du démonter plusieurs fois la tuyauterie bouchée pour découvrir des truites qui s’y étaient infiltrées….
Le cinéma dynamique nous a fait revivre l’éruption volcanique qui a ravagé la région en 1876 mais c’est surtout le documentaire sur la deuxième guerre mondiale qui nous a ému.
Le bataillon de la région (composé de Maoris) a combattu en Italie et en Afrique non pas par devoir envers l’empire britannique mais pour prouver au monde entier qu’ils étaient de très bons guerriers. C’est pourquoi ils sont tous partis avec la fleur au fusil. Le film nous montrait leurs actions sur le champs de bataille avec toujours les préparatifs du Haka. C’était très impressionnant.
Nous avons beaucoup apprécié aussi la section sur les artistes peintres NZ. Si vous voulez rechercher sur le net des reproductions du peintre Charles Goldie vous serez impressionné par la finesse et la précision dans ses représentations des maoris et leurs mokos, ou tatouages sur le visage.
