Sandrine and Christopher's trip around-the-world
Thursday, September 23, 2004
Au revoir l'Afrique
Nous avons passé 2 semaines chez Ronnie et Vanessa(les mariés de Mozambique) au Cap. On arrivant avec la voiture sur la remorque J'ai téléphoné Ronnie pour aller boire une bière un soir, puis on a été invité chez eux jusqu'à notre départ. On a visité la maison de vacances des parents de Ronnie sur la cote à 100 bornes au nord du Cap pour un weekend, on été convié chez les parents pour qu'ils rencontre le ministre......on a monté Table Mountain ensemble il y a 2 jours (les courbatures ne sont pas parties encore). En bref on s'est bien amusé avec nos merveilleux hôtes .
Aujourd'hui nous partons pour l'Australie, mais on est 95% sur que c'est ici qu'on veut acheter notre maison. Il y a tout: soleil et temps chaud toute l'année, cricket de bon niveau, plongées fantastiques, maisons pas cheres, des fascinants bestioles uniques, des Sud Afs super sympas, les pays autours sont superbs, un cheval coute 2000 Francs, c'est au meme fuseau horaire que la France (pour bosser) et ce n'est pas trop loin en avion et les billets sont raisonnable, et il y a du rugby (j'ai decidé qu'à defaut de jouer, je veut devenir arbitre en elite et arbitrer France Angleterre en final de la coupe du monde 2011). Preparez vos vacances d'été 2005 en Afrique du Sud!
Monday, September 13, 2004
Surchauffe!
Christopher voulait me faire une surprise en me montrant de nouveaux animaux sauvages. Il me disait : il faut que tu fasses au moins l’expérience de voir les phoques….je ne savais pas que cela voulait dire de les sentir aussi !!! Nous sommes allez à Cape cross pour rencontrer une grande colonie de ces mammifères à l’odeur nauséabonde. Je n’ai pas le talent de P Suskind pour décrire leur parfum. C’est d’une puanteur inimaginable : un mélange de pisse, d’amoniaque, de poisson…. J’avais en permanence le col de mon polaire sur le nez. Quand je respirais par la bouche j’avais l’impression que l’odeur y pénétrait aussi et ça me piquait la gorge. Christopher, habitué à sentir ses chaussettes en les quittant le soir, n’avait aucune difficulté. Bien sûr je ne suis pas resté longtemps à admirer ces créatures qui communiquaient en faisant d’énormes rots.
Une centaine de kilomètres plus loin nous étions dans la station balnéaire de Swakomund où nous avons passé le week end. Nous sommes arrivés le samedi après midi et les rues étaient désertes et les magasins fermés. Nous avions l’impression d’être au bord de la mer baltique. Les maisons de style germano-baroques étaient à colombages et de toutes les couleurs. Tous le monde parlait allemand ou afrikaans et pas un homme de couleur dans les parages. Nous sommes allés au ciné le dimanche soir voir le dernier Harry Potter. A la sortie nous étions encore plus en décalage avec l’Afrique.
Il fallait me changer les idées car j’ai passé cette journée à pleurer la disparition de mon cher Achille…(il s’est enfuit de chez mes parents)
Avant de reprendre la route Christopher m’a offert une superbe tourmaline verte (pierre précieuse que l’on trouve uniquement en Namibie) qui sera montée en bague au Cap.
Nous avons visité le Nambib-Naukluft park où la plus veille welwichta vit. Elle a 4000 ans !! Ce n’est pas une sorcière mais une plante qui a été découverte il y a un peu plus d’un siècle par un certain Welwicht puis nous avons dormi à Solitaire dans le désert où, selon certaines sources, le film babdad café à été tourné.
Le lendemain nous avions rendez vous avec les fameuses dunes du désert du Namib. C’était magnifique !!! Nous avons grimpé sur la plus haute dune qui fait 300 mètres de haut. Nous avons passé un bon moment au sommet pour admirer la vue sur ce désert et le lac asséché en bas. Les couleurs ocres des dunes contrastaient avec le gris blanc du lac. Le sable était brûlant à la surface et froid quand on y plongeait la main. Par endroit on voyait sortir des scarabées mais nous n’avons jamais rencontré de serpents. Il était midi passé et il fallait se laisser glisser sur la pente à 45° sur les fesses au début et puis en courant à la fin. Les dunes sont superbes au levée et au couché du soleil mais déjà sur quelques heures nous avons pu apprécier les variations des ombres et des couleurs.
Ce sera notre dernière aventure africaine !!!!
Depuis une semaine nous sommes à 500 kms de la frontière dans la ville paumée de Mariental. Au bout de 18000km notre Isuzu nous a fait une surchauffe et le moteur est HS. Un transporteur « François du Toit, il pronnonce dyou toy) nous ramène directement au Cap soit 18 heures de voyage.
Thursday, September 02, 2004
Namibie bis
Nous sommes arrivés en début d’après midi et nous avons attendu au bord de la piscine que le soleil s’affaiblisse un peu. Mario, le fils allemand de la ferme, nous ammena dans la ferme où 2 guépards l’attendaient en ronronnant. Il fallait quitter nos lunettes de soleil car ce sont de trop gros yeux qui les regardent. A l’inverse des lions il faut les caresser en haut du crane et derrière les oreilles et les fixer dans les yeux. Nous ne sommes pas restés longtemps. Dommage ! Nous sommes allés dans le bar du camping pour interroger Mario sur ces gros chats. De toute l’Afrique c’est en Namibie où il y a la plus forte concentration de guépards. Ils vivent pour la plupart en dehors des reserves et des parcs nationaux car les Hyènes et les lions sont de redoutables prédateurs (seulement 5 % des nouveaux nés survivent). C’est une espèce en danger car la consanguinité est très élevée et affaiblie l’animal qui choppe toute sorte de maladie. C’est donc tout naturellement que le gouvernement namibien les protège. Eh ben non pas du tout !! Il encourage même les fermiers à les tuer si le bétail est menacé.
La ferme accueille donc 19 guépards sauvages capturés par les fermiers qui n’ont pas voulu les tuer et 3 guépards semi domestiques qui ont été recueilli tout bébé. Les 19 guépards vivent dans un grand espace clôturé où les males et les femelles sont séparés (ils ne s’entendent pas trop en dehors des périodes d’accouplement et le centre n’a pas le droit de toute façon d’élever d’autres guépards) mais il n’y a pas assez d’animaux autour d’eux pour qu’ils se nourrissent alors tout les soirs Mario et son père leurs livrent une antilope ou un zèbre fraîchement chassé. Ce soir là nous les avons accompagnés. Nous étions debout dans le bakkie avec dans la poubelle un demi zèbre coupé en plusieurs gros morceaux.
Quelques minutes après être rentré dans le parc 9 guépards males tournaient autour de la voiture. Nous avons pris de superbes photos !! Il y en avait un qui voulait être servi avant tout le monde mais il s’est fait taper sur la tête par ses congénères, 3 gros coups de pattes qui résonnaient sur le crâne du malheureux. C’était marrant à voir.
En fait les guépards n’ont pas de grandes dents et des griffes rétractiles comme les lions pour tuer leurs proies mais une griffe redoutable située en amont de la patte avant. Le guépard poursuit principalement des petites antilopes et de jeunes zèbres puis, arrivé à la hauteur des pattes arrière de sa victime, il lui fait un crochet et une fois tombé l’étouffe avec sa gueule. Le guépard est l’animal le plus rapide puisqu’il peut courir jusqu'à 104km/h mais pendant 4 secondes, après le sang n’est pas assez oxygéné et l’animal tombe raide d’une crise cardiaque….
Après avoir balancé les morceaux de bidoches à chacun des 9 guépards nous nous sommes dirigé vers l’enclos des femelles. Il y avait toujours un ou deux guépards qui nous suivaient espérant avoir du rab. Nous les avons vus courir un peu et ils ont vraiment une allure magnifique. Les femelles étaient beaucoup plus agressives, elles menaçaient Mario en soufflant et frappant les deux pattes avant contre le sol (un peu comme un chien quand il veut jouer…) lui se marrait, habitué sans doute à les voir si excitées.
La ballade terminée, nous sommes retournés au camping et nous avons dormi à la belle étoile. Depuis le début de notre voyage nous avons pu admirer un ciel étoilé magnifique, rien à voir avec ce qu’on peut à peine apercevoir de France.
Nous avons pu partir de bonne heure le lendemain pour rejoindre la limite Nord du pays et les chutes d’Epupa. Nous avons traversé la ville de Opuwo, capital du Koakoland et du peuple Himba. Ce peuple vit traditionnellement dans les montagnes. Il est reconnaissable par l’ocre rouge que les femmes s’enduisent pour se protéger du soleil et garder une peau de bébé. Elles couvrent le corps, les cheveux, les peaux de vaches qu’elles portent autour de la taille, les bracelets en métal frappé qu’elles ont autour des chevilles et des bras et l énorme collier qui est plus long dans le dos que devant, de cette poudre mélangée à de la graisse animale ou de la vaseline. Elles ne passent évidemment pas inaperçues !!
Les 200 kms qui nous séparaient des chutes ont été très longs surtout les derniers 70 kms que nous avons fait en 2 heures. Nous étions continuellement ballottés de gauche à droite de la voiture, et heureusement que nous avions la clim car il faisait une chaleur étouffante même en fin d’après midi.
Les paysages ont beaucoup plus à Christopher mais les collines désertiques à perte de vue, les arbres grillés par le soleil et des tonalités variant du marron clair au brun très foncé me m’étaient mal à l’aise, j’avais l’impression de manquer d’air. Par endroit nous avions l’impression qu’il avait plu des cailloux, tellement le sol était recouvert de petites pierres.
Les palmiers et la végétation luxuriante qui entouraient les chutes furent un contraste étonnant. Nous avons rapidement monté la tente dans le camping en bordure de la rivière puis nous avons fait un tour près des chutes. Rien à voir avec Victoria falls bien sûr, elles sont plus petites et plus «sauvages», nous avions l’impression d’être dans le décor d’un film de Tarzan. Sur l’autre rive c’était l’Angola et le début de l’Afrique Noire.
Dans la nuit, nous avons entendu une rafale de mitraillette qui provenaient sans doute de la rive opposée…
Le lendemain matin nous avions prévu une visite d’un village Himba suivi dans l’après midi par un peu de rafting sur la rivière Kunéné (nom que Christopher retient bizarrement très facilement).
La visite fut très instructive et notre guide, lui-même Himba, nous a tout montré.
A 12 ans les enfants se font casser les 4 dents inférieurs de devant pour être reconnus par d’autres villageois Himba. Ils mettent de la viande chaude sur la plaie pour soulager et éviter que ça s’infecte. J’avais la nausée en imaginant la douleur que cela devait procuré…
Nous sommes restés un moment dans une hutte où une femme tenait son bébé d’un mois dans les bras. Elle n’a pas le droit de sortir de son refuge jusqu’au sixième mois de l’enfant. Elle ne voit pas non plus son mari pendant tout ce temps.…
Lui est dans un autre village avec des « girlsfriends » que sa femme l’a préalablement autorisé à fréquenter.
Le chef est mort un an auparavant et les restes du festin sont encore éparpillés dans tout le village soit 20 carcasses de bœufs…. Ils les jetteront à l’occasion d’une autre fête.
Nous avons déposé au retour une jeune fille Himba aux chutes. Christopher ne voulait pas qu’elle salisse les sièges et elle s’est assise sur les genoux du guide qui en a profité pour la peloter tout le long du trajet.
Nous avons encore les traces de l’ocre de ses cheveux sur le tableau de bord et sur le plafond (Tu n’aurais pas supporté Laurent M.!!).
Les rapides de l’après midi n’avaient rien à voir avec ceux du Zambèze. Christopher a quand même provoqué une chute à l’eau …parmi les crocodiles.
Le lendemain nous avions repris la route pour le sud cette fois de la Namibie. Nous sommes retourné à Opuwo (nous n’avions pas le choix ..) puis nous avons emprunter le joubert pass (en reference au club de rugby de Rezé). Les paysages étaient magnifiques et nous apercevions de temps en temps un springbok ou une autruche par ci par là. Nous sommes arrivé vers 16 h à Palw camp où Christopher avait vu un éléphant du désert au cours d’une ballade. Nous étions crévés en arrivant au camp mais une petite ballade dans le désert nous a remis d’aplomb. Nous avons rencontré des springboks et une famille de koudou mais pas d’éléphant. Le lendemain nous sommes partis de bonne heure (vers 7h du mat –levé 5 h39) et nous avons croisé un rhino noir au bord de la route. Le temps de faire demi tour pour prendre une photo, il trottait dans la vallée et nous avons plusieurs photos de son postérieur.
Nous avions prévu de visiter la forêt pétrifiée et les quelques peintures rupestres. Les formations rocheuses étaient vraiment impressionnantes !! Nous avons beaucoup pensés à nos amis Morgane, Jérôme et Gildas qui nous auraient régalés de leurs explications géologiques. Certaines collines ressemblaient à des cerveaux humains, d’autres nous donnaient l’impression qu’un jardinier divin avait ratissé le sol et fait des gros tas de cailloux par endroit. Une autre détonnait par sa couleur très brune. En fait, le magma l’a carbonisée par plus de 1000°C un jour, il y a très très longtemps. Nous sommes arrivés en plein cagnard pour visiter la forêt pétrifiée et finalement nous avons préféré l’ombre des rochers pour admirer les peintures que les Sans avaient cette fois gravé dans la roche et non peint comme a Tsodilo. Certaines gravures représentaient des koudous avec des jambes et une tête d’homme. Le guide nous expliqua qu’il s’agissait d’un sorcier en transe qui avait rencontré l’esprit de l’animal et qui s’était transformé. Ce fut très instructif. Le lendemain nous avons admiré la fameuse peinture de « white lady » qui est fait un homme mais il est trop tard pour changer le nom.
Nous avons ensuite filé vers l’Ouest pour voir enfin l’OCEAN !! et quelques nuages que nous n’avions pas vu depuis le Botswana. Nous avons quitté le site de la dame blanche sous une chaleur étouffante et quelques centaines de kilomètres plus loin je me suis gelée les fesses en faisant une pause pipi. Nous étions à une trentaine de kilomètres de la côte et la brume venant de l’océan faisait serieusement baiser la temperature. Il faisait plus chaud dans la voiture avec la clim que dehors !!
