Sandrine and Christopher's trip around-the-world
Sunday, August 29, 2004
Nous n’avions pas eu trop l’occasion d’utiliser le mode 4X4 de notre ISUZU et Christopher n’avait aucune expérience dans ce type de conduite (juste quelques conseils de Sud afs dans des bars). Il c’est très bien débrouillé, comme toujours, un peu crispé au volant mais nous nous sommes ensablés que 2 fois dans ces 15 jours et n’ont jamais eu besoin de creuser pur sortir. Par contre la voiture a un peu souffert : la transmission 4X4 fait un grincement inquiétant.
Sur la route nous avons faillit percuter un éléphant male à 120 km/h (sur la route goudronnée). Il n’était pas content du tout et remuait sa trompe, ses oreilles et sa tête tout en même temps. Au bout d’une heure et demie sur la piste je sentais une odeur d’œufs pourris qui me piquait le nez. Je ne voulais pas stresser le conducteur, mais ça puait de plus en plus et en ouvrant la vitre arrière (celle que relie la cabine au coffre) l’odeur d’une boite de « tomato chutney » qui avait dû percer me rassura.
Le midi nous nous sommes arrêtés pour déjeuner dans un camp et en ouvrant le coffre nous avons pu apprécier les dégâts des secousses continuelles :
- les boîtes de conserves étaient toutes cabossées et avaient perdu leurs étiquettes, et quelques unes leur contenu d’haricot en sauce tomate,
- le frigo était rempli de beurre fondu et un mélange de bière et de cidre,
- les bananes, les pommes, les tomates et les avocats ne faisaient plus qu’une seule et même purée,
- les valises étaient mouchetées de Ketchup, d’avocats et de légumes pas reconnaissables.
Nous ne savons toujours pas comment un avocat a pu se peler, percer et se bloquer dans une boite de conserve de maïs.
Nous avons passé une heure et demie à nettoyer partiellement la voiture, la route nous appelait.
L’après-midi nous avons croisé un très grand troupeau d’éléphants dans une forêt de Mopane (arbre endémique en Afrique). Nous étions coincés sur la piste : 2 femelles et un petit nous barraient la route (elles peuvent être très dangereuses s’il y a un jeune avec elles). Nous n’avions pas vraiment d’issue de secours, alors nous avons attendu qu’elles poursuivent leur chemin. Mais nous entendions au loin des éléphants barrirent et une voiture passa dans l’autre sens quelques minutes plus tard. Il fallait poursuivre notre chemin nous aussi et nous avons forcé la voie. Plus nous avancions et plus les éléphants s’excitaient. Il y en avait partout !! Ils n’étaient visiblement pas content du tout qu’on vienne les déranger par un si bel après midi après la baignade. Nous avons appris plus tard que ce coin est la plus forte concentration d’éléphants de la région, il y en a eu au moins 300.
Nous sommes arrivés juste avant la tombée de la nuit à North gate, un camp en plein milieu de la réserve. Nous étions installés près de la rivière et nous avons entendu un hippo sortir de l’eau et brouter tout près de nous. Colette et moi étions avec nos torches pour voir le spectacle de plus près mais Christopher nous a rappelé que les hippos peuvent être très dangereux et que leurs dents sont de vrais rasoirs.
Nous finissions tout juste notre repas quand une hyène tachetée inspectait notre campement. Nous étions habitués à la visite de babouins et d’un phacochère (il nous a même piqué un sac de porridge) mais bon, le prédateur du lion âgé n’était pas le bienvenu. Elle nous a regardé avec des yeux ronds presque mignons et a poursuivi son chemin. Dans la nuit, Colette l’a entendu de nouveau mais aussi ses premiers rugissements de lions.
Le lendemain nous avons fait un circuit dans le parc Moremi et nous avons vu une lionne passer au loin et pleins d’autres animaux.
Les secousses nous rapprochaient chaque fois un peu plus du plafond, c’était marrant au début, mais après quelques bleus nous nous sommes contentés de fixer la piste. Le soir nous étions de retour à la civilisation dans la ville de Maun au sud du delta.
C’est toujours après des journées pareilles que l’on apprécie une bonne douche chaude !!
L’endroit était sympathique et nous sommes restés un jour de plus. La voiture avait besoin d’un mécanicien à ses petits soins.
Après cette pause nous étions 340 kms plus au Nord au pied des collines sacrées de Tsodilo. Les 4 collines s’appellent « female, male, child et gran child (ne me demandez pas pourquoi). Ce site regorge de peintures rupestres des Sans (il y en a plus de 2700) et bien sûr des tas de mythes et des légendes. La seule que nous connaissions, Christopher l’a lu dans un roman, est que le lieu est protégé par les « dieux » et si vous tuez un être vivant (plantes, animaux, ..), ils vous jètent un sort….
Le lendemain nous étions avec un guide pour faire le tour de la colline femelle et admirer les peintures du peuple San. Les représentations des girafes, des rhinos ou des éléphants étaient très sympas mais le guide était vraiment minable.
Il parlait à voix basse et marchait au pas de course. Quand nous arrivions près d’un site, il nous disait voici un rhino sans plus d’explications. Nous étions avec un couple et leur fille de 9 ans, la petiote avait du mal à suivre et à escalader les rochers, il n’a jamais offert son aide. Ils arrivaient toujours les derniers et à la fin il nous a dit :
«Tell them what I told you about this painting »
« Nooo ! you are the guide, not me ! »
« But I’m so tired »
Nous n’avons donc pas vraiment profité de la magie du lieu.
La magie a opéré le lendemain quand nous sommes partis pour une excursion de 2 jours sur « snake island » en plein milieu du delta d’Okovango. Il n’y avait rien sur cette île, pas « d’ablutions (en anglais) », nous avons dû refaire nos sacs à dos avec les 2 tentes et la bouffe ( pas de fringues de rechange !!). Belle maman a même dû abandonner pour une nuit, son matelas hyper confortable. Nous sommes d’abord partis pendant une bonne heure à bord d’un bateau à moteur sur le canal principal, puis nous avons accosté sur une île transit pour emprunter un mokoro. Cette longue barque est traditionnellement fabriquée dans un « sausage tree » pendant 4 à 5 mois, il est ensuite transmis de génération en génération. Avec l’affluence des touristes sur le delta (on a d’ailleurs croisé un tas de français !!) l’arbre à saucisse est en danger c’est pourquoi les mokoros utilisés sont en fibre de verre, matériel très apprécier par nos guides car plus léger et plus stables que ceux fabriqués en bois. Colette et moi étions sur un mokoro avec pour gondolier Mike, un humbucuchu de 32 ans et Christopher était avec son gondolier personnel Colin. Le canal était bordé de papyrus qui nous effleuraient les joues et à la surface des fleurs de lotus multicolores. Nous étions dans un autre espace temps ! Seul les chants des multiples oiseaux habitant le delta et le bruit de la perche plantée dans l’eau parvenaient à nos oreilles. De temps en temps nous apercevions une antilope cachée parmi les roseaux. Une fois sur l’île aux serpents nous avons préparé notre campement pendant que Mike et Colin creusaient « nos commodités »
Nous avions quartier libre jusqu’à 4 heures. Heure à laquelle un safari pédestre était organisé sur une plus grande île que la notre. Nous avons donc inspecté notre petit bout de terre au milieu de cette grande étendue d’eau. Il y avait des traces d’éléphants partout (empreintes dans la boue, arbres déracinés et les énormes déchets organiques)
Petite aparté scato :
Les éléphants ne digèrent que 30 % des 100 kilos qu’ils ingurgitent chaque jour.
Au Kruger, ils vendent des crottes d’éléphants figées dans de la résine en guise de bloc papier.
Le meilleur anti-moustique de la brousse est une grotte séchée que tu brûles près de ta tente. Christopher a tout de suite demandé si ça puait. Réponse : oui
Il n’y avait pas de traces de lion. Mike nous raconta que la semaine dernière, sur une autre île, un guide a vite déguerpi quand il a vu des grottes toutes fraîches du fauve.
Nous n’avons pas croisé d’animaux sauvages pendant notre ballade mais nous avons profité du paysage et du calme permanent du delta. Avant la tombée de la nuit, nos guides nous ont conduit dans un endroit un peu plus dégagé pour admirer le coucher du soleil. C’est le moment idéal pour toutes les espèces d’échauffer leurs cordes vocales. Des hérons par ici, des hippos par là . Génial.
Mike nous a offert un apéro typique : de l’eau du delta filtrée par la tige d’une jeune fleur de lotus.
Le lendemain nous avons fait une dernière ballade avant de partir et nous avons vu des red et les restes d’un phacochère dévoré par un lion. Il y avait plein de baobab sur l’île et je n’ai pas résisté à l’appel de ses fruits. J’ai un tas de graines maintenant !
De retour au camp de Nguma nous avons profité de la fin de l’après midi pour faire une dernière ballade à pied. Nous sentions les hippos autour de nous et nous marchions d’un pas peu rassuré. Christopher sentant le danger se rapprocher ramassa une vielle crotte d’éléphant comme projectile. Le rapprochement avec cette merde et le cricket me plait assez…. Nous avions déjà fait un bon bout de chemin et il fallait rentrer avant la nuit. Christopher était devant nous et se retournait à chaque pas pour inspecter l’horizon. Nous avons tous les 3 trois fait un bon synchro quand derrière le bosquet un rugissement se fit entendre. Impossible de savoir si c’était un lion, un léopard ou un guépard. D’après la plupart des guides, les deux derniers fauves n’attaquent pas l’homme. Seul le lion âgé et trop faignant pour chasser le gibier est dangereux. Mais on nous a dit aussi que quand un lion mange un homme, il aime ça et en redemande…. Bref en deux temps trois mouvement nous étions dans le camping.
En discutant avec d’autres touristes nous apprîmes que le parc de Nxai Pan, au sud de Maun possède un trou d’eau où tout une famille de lion fait quotidiennement son marché.
Le Surlendemain à 11h30 précis nous étions en face du fameux trou d’eau et il nous a fallut quelques secondes pour se rendre compte que devant nous, à 5 mètres, 2 lionnes repues étaient étendues dans la savane. 3 autres étaient un peu plus loin et visiblement venaient de terminer leur repas de springbok. Le troupeau de la malheureuse antilope était encore sous le choc. Il y en avait une bonne centaine qui restaient aux aguets. Quand certaines s’approchaient un peu trop près de la dépouille, pour lui rendre sans doute hommage, une des lionnes se levait pour les faire reculer. En début d’après midi 4 éléphants sont venus s’asperger d’eau boueuse. Un peu plus tard un lion, 2 lionnes et 3 petits rejoignirent le reste du groupe. C’était notre premier lion !! Il avait une large crinière et une bedaine bien arrondie. Il joua quelques instant avec les lionceaux puis s’allongea les 4 fers en l’air !!
Nous les quittâmes avant la tombée de nuit avec l’espoir de les revoir le lendemain matin.
Nous étions de retour quelques heures plus tard, il était à peine 7h30. Nous finissions notre petit déj dans la voiture et nous nous préparions à assister au repas des lionnes qui étaient déjà à leurs postes d’observation. Le springbok peut courir à 88km/h et fait des bonds de 3 m de haut et 11 m de long . Le lion étant peu rapide s’approche de sa proie et la chasse sur 600 mètres pas plus.
Mais nous n’avons rien vu de la matinée. Après une pause au camp nous avons repris nos postes d’observation et enfin d’après midi il y a eu un orage. Ce fut l’occasion pour un éléphant male de prendre un bain de boue et pour nos lions de se dégourdir un peu les jambes. Une lionne qui était près du trou d’eau se leva et se dirigea tout droit vers la voiture. Nous nous disions qu’elle allait nous contourner mais pas du tout… elle se vautra à 3 mètres de la voiture. C’était extraordinaire !!! Je la voyais vraiment de très prés. Le soleil se reflétait dans ses yeux couleur miel et elle me regardait fixement. Je faisais de même tout en étant impressionnée par cet échange. Deux autres lionnes l’ont suivie mais se sont allongée un peu plus en retrait. Après la pluie les lionceaux et les lionnes ont joué devant nous, puis se sont éloignés. C’était génial, et nous voulions prolonger ce moment, alors, nous les avons suivis. Au bout d’un moment, ils étaient beaucoup trop loin (la piste qu’empreinte les lions est éloignée de la route) pour bien les observer, nous avons réalisé que le trou d’eau étant disponible, nous aurions peut être la chance d’observer d’autres chats. Une fois sur place le trou d’eau était bien occupé par un tas d’antilope mais sans la trace de prédateurs dans les parages. C’était l’occasion idéale pour Christopher de sortir de la voiture et de célébrer la fin de l’après midi par une bière et par un cidre pour Colette et moi. Christopher prenait son temps, allumant sa cigarette, admirant les bébêtes aux alentours.
Quand TOUT A COUP !!!
Christopher se penchant pour ramasser un papier qui s’envolait se trouva face à face avec une lionne qui se dirigeait vers les antilopes !!!
Imaginez 2 minutes : Christopher était au niveau de la portière arrière et la lionne avait les ¾ de son corps sur le coté du coffre (cf : la photo de la voiture dans la première partie de nos aventures). Christopher a eu juste le temps de dire : mais merde, il y a une lionne juste là !! et sauta dans la voiture. La lionne était tout aussi surprise en le voyant. Une voiture était un peu en retrait et avait vu la lionne s’approcher. Ses occupants se demandaient ce que faisait Christopher, persuadés qu’il avait vu le fauve. Nous étions tous les 3 choqués !!
Christopher était rouge écarlate et Colette et moi étions hébétées pendant quelques instants. La lionne repris son poste d’observation prés du trou d’eau mais fut dérangée par une autre lionne qui chassait derrière nous. Elle alla la rejoindre et nous sommes retournés au camp.
Houa !!! Quelle journée !!
Le soir, nos voisins Sud afs nous invitaient à une « party » et la séquence « face à face » fut bien sûr racontée. Le lendemain, nous avions prévu de passer une journée dans le parc Makgadikgadi avant un détour obligé pour dire au revoir à nos amis les fauves. Mais
c’était dimanche et un lion qui se respecte ne travaille pas le jour du seigneur.
Nous n’avons rien vu d’extraordinaire dans ce parc. Beaucoup de gnous et de zèbres, des girafes, un ou deux éléphants et des hippopotames. C’est vrai qu’après notre journée de la veille tout paraît plus banal ….
Le soir nous avons dormi dans un lit pour la première fois depuis 15 jours. Nous ne pensions pas que Colette aurait pu supporter le camping aussi longtemps ! en fait, elle dort mieux sur son matelas gonflable que dans son lit bien douillet en Floride. Quel luxe nous avons eu pendant une nuit ! des WC dans la pièce d’à côté et son évier minuscule pour faire la vaisselle !!
Nous avons quitté les animaux sauvages le lendemain pour retourner à la civilisation de la ville de Maun car belle –maman devait déjà dire au revoir à l’Afrique le jour suivant.
Colette et moi avons passé la matinée du mardi à nettoyer les valises pendant que Christopher était de nouveau au garage pour quelques bricoles. Comme d’hab, il est arrivé en retard pour déjeuner et nous sommes étions seulement à l ‘aéroport une demie heure avant le décollage. Bonjour le stress !!
La voiture paraissait vide tout à coup !! et le coffre immense !!
Nous avons repris pour la deuxième fois la route au nord qui longe le delta pour démarrer notre aventure namibienne le lendemain. Nous avons dormi dans un camping à Sepupa où les princes Williams et Harry ainsi que les forces spéciales britanniques ont l’habitude de séjourner. Christopher aurait bien aimé les rencontrer …les FS .
Nous avons passé la frontière comme une lettre à la poste, incroyable. Nous avons filé vers Tsumeb soit 700 Kms plus dans les terres. Nous avons fait une halte près de Grootfontein pour voir la plus grosse météorite du monde qui est tombée il y a quelques 80 000 ans !!!
Le lendemain nous avons fait une ballade autour du lac Otjikoto profond de plus de 54 mètres et où des espèces de poissons préhistoriques vivent paisiblement. Pendant la première guerre mondiale, les Allemands (la Namibie était une colonie allemande jusqu’en 1991) y ont jeté des tas de canons et un coffre fort dont personne ne connaît la contenance ….
Un peu plus tard dans la journée nous avons visité la fondation « Ombili » où les Sans apprennent doucement les merveilles du monde moderne. Ce peuple a été chassé de partout dans toute l’Afrique. Ils ne sont plus que 30 000 !! Il y a 10 ans, des industriels allemands ont acheté des terres pour les léguer par la suite à ce peuple nomade et pacifiste. Ils sont 380 à Ombili. Ce centre et le seul où les hommes et les femmes travaillent et les enfants vont à l’école. Dans les autres les Sans passent leurs temps à boire. C’était très instructif. Il y avait un couple d’allemand avec une mère indienne et 3 autres enfants. Ils avaient voyagé en avion jusqu’ici et l’appareil photo dernier cri et son objectif assortis trahissaient une bonne situation financière. Mais ces idiots n’ont pas donné un centime à la fondation qui fonctionne uniquement avec les dons et la vente d’objet de décoration…
Nous avons passé la nuit dans un camping tenu par des allemands qui élèvent des élans (la plus grosse antilope soit 900 kg) pour le plus grands plaisirs des chasseurs…allemands. En effet, nos voisins européens dépensent 2000 € pour tirer une balle dans la tête d’une bête soit disant malade ou trop âgée et exposer le trophée dans leur salon.
Quand ils m’ont entendu parlé ils ont réagit en me disant : so you are french !! » avec un air !!! et tellement d’amertume dans leurs regards !!! Attends, ce n’est pas de ma faute si vous avez perdu la guerre !!! berk
Le lendemain nous étions dans l’un des plus grand parc d’animaux sauvage d’Afrique : Etosha
Sur 23 000 km² le lac asséché d’etosha (Etosha pan) concentre une très grande variété d’animaux. J’allais enfin revoir les bébêtes !!!
Nous l’avons traversé pour dormir dans le camp d’Okekuejo pendant 2 nuits plus 1. Sur 170 km nous avons vu beaucoup de springboks de zèbres et pour la première fois des oryx.
Le Camp est construit autour d’un trou d’eau où des tas d’animaux viennent chaque jour étancher leur soif. Assis confortablement sur des bancs et à l’ombre des arbres nous avons observer pendant ces trois jours bien sûr beaucoup d’antilopes mais aussi des éléphants, des girafes et ….des rhinocéros noirs. Quelques personnes avaient vu un lion boire à 2h37 du mat très précisément mais nous étions trop crever pour veiller aussi tard.
Nous avons rencontré 3 couples de sud afs de notre age très sympas. Ils étaient tous docteurs ou infirmiers. Un couple part bientôt au Canada car les médecins sont sous payés et le pays d’accueil leur promet un salaire annuel de 1,3 millions de Rand et tout les accotés….Nous avons eu pas mal d’infos sur la situation en Afrique du Sud comme :
- d’après une étude américaine, dans 10 ans il y aura plus de blancs que de noirs à cause des ravages du Sida,
- Comme les malades du Sida touchent une pension de 300 R par mois, certains pauvres mais en bonne santé, veulent être contaminé préférant vivre moins longtemps mais manger tous les jours,
- Une femme est arrivée aux urgences accusant son mari de viol, après une enquête, il a été montré que l’homme voulait juste aller en prison et avoir un lit et un repas chaud tous les jours (la femme avait menti),
- Les médecins ont beaucoup d’expériences pour les plaies par balles mais n’ont pas « le temps » de traité les malades du cancer
Nous avons quitté Etosha sans avoir rencontré d’autres chats…alors pour me consoler, Christopher m’a emmené dans une ferme de guépards…. La ballade avec les lions au Zim était vraiment géniale et nous voulions revivre l’expérience.
Saturday, August 28, 2004
botswana bis et namibie
Nous n’avions pas eu trop l’occasion d’utiliser le mode 4X4 de notre ISUZU et Christopher n’avait aucune expérience dans ce type de conduite (juste quelques conseils de Sud afs dans des bars). Il c’est très bien débrouillé, comme toujours, un peu crispé au volant mais nous nous sommes ensablés que 2 fois dans ces 15 jours et n’ont jamais eu besoin de creuser pur sortir. Par contre la voiture a un peu souffert : la transmission 4X4 fait un grincement inquiétant.
Sur la route nous avons faillit percuter un éléphant male à 120 km/h (sur la route goudronnée). Il n’était pas content du tout et remuait sa trompe, ses oreilles et sa tête tout en même temps. Au bout d’une heure et demie sur la piste je sentais une odeur d’œufs pourris qui me piquait le nez. Je ne voulais pas stresser le conducteur, mais ça puait de plus en plus et en ouvrant la vitre arrière (celle que relie la cabine au coffre) l’odeur d’une boite de « tomato chutney » qui avait dû percer me rassura.
Le midi nous nous sommes arrêtés pour déjeuner dans un camp et en ouvrant le coffre nous avons pu apprécier les dégâts des secousses continuelles :
- les boîtes de conserves étaient toutes cabossées et avaient perdu leurs étiquettes, et quelques unes leur contenu d’haricot en sauce tomate,
- le frigo était rempli de beurre fondu et un mélange de bière et de cidre,
- les bananes, les pommes, les tomates et les avocats ne faisaient plus qu’une seule et même purée,
- les valises étaient mouchetées de Ketchup, d’avocats et de légumes pas reconnaissables.
Nous ne savons toujours pas comment un avocat a pu se peler, percer et se bloquer dans une boite de conserve de maïs.
Nous avons passé une heure et demie à nettoyer partiellement la voiture, la route nous appelait.
L’après-midi nous avons croisé un très grand troupeau d’éléphants dans une forêt de Mopane (arbre endémique en Afrique). Nous étions coincés sur la piste : 2 femelles et un petit nous barraient la route (elles peuvent être très dangereuses s’il y a un jeune avec elles). Nous n’avions pas vraiment d’issue de secours, alors nous avons attendu qu’elles poursuivent leur chemin. Mais nous entendions au loin des éléphants barrirent et une voiture passa dans l’autre sens quelques minutes plus tard. Il fallait poursuivre notre chemin nous aussi et nous avons forcé la voie. Plus nous avancions et plus les éléphants s’excitaient. Il y en avait partout !! Ils n’étaient visiblement pas content du tout qu’on vienne les déranger par un si bel après midi après la baignade. Nous avons appris plus tard que ce coin est la plus forte concentration d’éléphants de la région, il y en a eu au moins 300.
Nous sommes arrivés juste avant la tombée de la nuit à North gate, un camp en plein milieu de la réserve. Nous étions installés près de la rivière et nous avons entendu un hippo sortir de l’eau et brouter tout près de nous. Colette et moi étions avec nos torches pour voir le spectacle de plus près mais Christopher nous a rappelé que les hippos peuvent être très dangereux et que leurs dents sont de vrais rasoirs.
Nous finissions tout juste notre repas quand une hyène tachetée inspectait notre campement. Nous étions habitués à la visite de babouins et d’un phacochère (il nous a même piqué un sac de porridge) mais bon, le prédateur du lion âgé n’était pas le bienvenu. Elle nous a regardé avec des yeux ronds presque mignons et a poursuivi son chemin. Dans la nuit, Colette l’a entendu de nouveau mais aussi ses premiers rugissements de lions.
Le lendemain nous avons fait un circuit dans le parc Moremi et nous avons vu une lionne passer au loin et pleins d’autres animaux.
Les secousses nous rapprochaient chaque fois un peu plus du plafond, c’était marrant au début, mais après quelques bleus nous nous sommes contentés de fixer la piste. Le soir nous étions de retour à la civilisation dans la ville de Maun au sud du delta.
C’est toujours après des journées pareilles que l’on apprécie une bonne douche chaude !!
L’endroit était sympathique et nous sommes restés un jour de plus. La voiture avait besoin d’un mécanicien à ses petits soins.
Après cette pause nous étions 340 kms plus au Nord au pied des collines sacrées de Tsodilo. Les 4 collines s’appellent « female, male, child et gran child (ne me demandez pas pourquoi). Ce site regorge de peintures rupestres des Sans (il y en a plus de 2700) et bien sûr des tas de mythes et des légendes. La seule que nous connaissions, Christopher l’a lu dans un roman, est que le lieu est protégé par les « dieux » et si vous tuez un être vivant (plantes, animaux, ..), ils vous jètent un sort….
Le lendemain nous étions avec un guide pour faire le tour de la colline femelle et admirer les peintures du peuple San. Les représentations des girafes, des rhinos ou des éléphants étaient très sympas mais le guide était vraiment minable.
Il parlait à voix basse et marchait au pas de course. Quand nous arrivions près d’un site, il nous disait voici un rhino sans plus d’explications. Nous étions avec un couple et leur fille de 9 ans, la petiote avait du mal à suivre et à escalader les rochers, il n’a jamais offert son aide. Ils arrivaient toujours les derniers et à la fin il nous a dit :
«Tell them what I told you about this painting »
« Nooo ! you are the guide, not me ! »
« But I’m so tired »
Nous n’avons donc pas vraiment profité de la magie du lieu.
La magie a opéré le lendemain quand nous sommes partis pour une excursion de 2 jours sur « snake island » en plein milieu du delta d’Okovango. Il n’y avait rien sur cette île, pas « d’ablutions (en anglais) », nous avons dû refaire nos sacs à dos avec les 2 tentes et la bouffe ( pas de fringues de rechange !!). Belle maman a même dû abandonner pour une nuit, son matelas hyper confortable. Nous sommes d’abord partis pendant une bonne heure à bord d’un bateau à moteur sur le canal principal, puis nous avons accosté sur une île transit pour emprunter un mokoro. Cette longue barque est traditionnellement fabriquée dans un « sausage tree » pendant 4 à 5 mois, il est ensuite transmis de génération en génération. Avec l’affluence des touristes sur le delta (on a d’ailleurs croisé un tas de français !!) l’arbre à saucisse est en danger c’est pourquoi les mokoros utilisés sont en fibre de verre, matériel très apprécier par nos guides car plus léger et plus stables que ceux fabriqués en bois. Colette et moi étions sur un mokoro avec pour gondolier Mike, un humbucuchu de 32 ans et Christopher était avec son gondolier personnel Colin. Le canal était bordé de papyrus qui nous effleuraient les joues et à la surface des fleurs de lotus multicolores. Nous étions dans un autre espace temps ! Seul les chants des multiples oiseaux habitant le delta et le bruit de la perche plantée dans l’eau parvenaient à nos oreilles. De temps en temps nous apercevions une antilope cachée parmi les roseaux. Une fois sur l’île aux serpents nous avons préparé notre campement pendant que Mike et Colin creusaient « nos commodités »
Nous avions quartier libre jusqu’à 4 heures. Heure à laquelle un safari pédestre était organisé sur une plus grande île que la notre. Nous avons donc inspecté notre petit bout de terre au milieu de cette grande étendue d’eau. Il y avait des traces d’éléphants partout (empreintes dans la boue, arbres déracinés et les énormes déchets organiques)
Petite aparté scato :
Les éléphants ne digèrent que 30 % des 100 kilos qu’ils ingurgitent chaque jour.
Au Kruger, ils vendent des crottes d’éléphants figées dans de la résine en guise de bloc papier.
Le meilleur anti-moustique de la brousse est une grotte séchée que tu brûles près de ta tente. Christopher a tout de suite demandé si ça puait. Réponse : oui
Il n’y avait pas de traces de lion. Mike nous raconta que la semaine dernière, sur une autre île, un guide a vite déguerpi quand il a vu des grottes toutes fraîches du fauve.
Nous n’avons pas croisé d’animaux sauvages pendant notre ballade mais nous avons profité du paysage et du calme permanent du delta. Avant la tombée de la nuit, nos guides nous ont conduit dans un endroit un peu plus dégagé pour admirer le coucher du soleil. C’est le moment idéal pour toutes les espèces d’échauffer leurs cordes vocales. Des hérons par ici, des hippos par là . Génial.
Mike nous a offert un apéro typique : de l’eau du delta filtrée par la tige d’une jeune fleur de lotus.
Le lendemain nous avons fait une dernière ballade avant de partir et nous avons vu des red et les restes d’un phacochère dévoré par un lion. Il y avait plein de baobab sur l’île et je n’ai pas résisté à l’appel de ses fruits. J’ai un tas de graines maintenant !
De retour au camp de Nguma nous avons profité de la fin de l’après midi pour faire une dernière ballade à pied. Nous sentions les hippos autour de nous et nous marchions d’un pas peu rassuré. Christopher sentant le danger se rapprocher ramassa une vielle crotte d’éléphant comme projectile. Le rapprochement avec cette merde et le cricket me plait assez…. Nous avions déjà fait un bon bout de chemin et il fallait rentrer avant la nuit. Christopher était devant nous et se retournait à chaque pas pour inspecter l’horizon. Nous avons tous les 3 trois fait un bon synchro quand derrière le bosquet un rugissement se fit entendre. Impossible de savoir si c’était un lion, un léopard ou un guépard. D’après la plupart des guides, les deux derniers fauves n’attaquent pas l’homme. Seul le lion âgé et trop faignant pour chasser le gibier est dangereux. Mais on nous a dit aussi que quand un lion mange un homme, il aime ça et en redemande…. Bref en deux temps trois mouvement nous étions dans le camping.
En discutant avec d’autres touristes nous apprîmes que le parc de Nxai Pan, au sud de Maun possède un trou d’eau où tout une famille de lion fait quotidiennement son marché.
Le Surlendemain à 11h30 précis nous étions en face du fameux trou d’eau et il nous a fallut quelques secondes pour se rendre compte que devant nous, à 5 mètres, 2 lionnes repues étaient étendues dans la savane. 3 autres étaient un peu plus loin et visiblement venaient de terminer leur repas de springbok. Le troupeau de la malheureuse antilope était encore sous le choc. Il y en avait une bonne centaine qui restaient aux aguets. Quand certaines s’approchaient un peu trop près de la dépouille, pour lui rendre sans doute hommage, une des lionnes se levait pour les faire reculer. En début d’après midi 4 éléphants sont venus s’asperger d’eau boueuse. Un peu plus tard un lion, 2 lionnes et 3 petits rejoignirent le reste du groupe. C’était notre premier lion !! Il avait une large crinière et une bedaine bien arrondie. Il joua quelques instant avec les lionceaux puis s’allongea les 4 fers en l’air !!
Nous les quittâmes avant la tombée de nuit avec l’espoir de les revoir le lendemain matin.
Nous étions de retour quelques heures plus tard, il était à peine 7h30. Nous finissions notre petit déj dans la voiture et nous nous préparions à assister au repas des lionnes qui étaient déjà à leurs postes d’observation. Le springbok peut courir à 88km/h et fait des bonds de 3 m de haut et 11 m de long . Le lion étant peu rapide s’approche de sa proie et la chasse sur 600 mètres pas plus.
Mais nous n’avons rien vu de la matinée. Après une pause au camp nous avons repris nos postes d’observation et enfin d’après midi il y a eu un orage. Ce fut l’occasion pour un éléphant male de prendre un bain de boue et pour nos lions de se dégourdir un peu les jambes. Une lionne qui était près du trou d’eau se leva et se dirigea tout droit vers la voiture. Nous nous disions qu’elle allait nous contourner mais pas du tout… elle se vautra à 3 mètres de la voiture. C’était extraordinaire !!! Je la voyais vraiment de très prés. Le soleil se reflétait dans ses yeux couleur miel et elle me regardait fixement. Je faisais de même tout en étant impressionnée par cet échange. Deux autres lionnes l’ont suivie mais se sont allongée un peu plus en retrait. Après la pluie les lionceaux et les lionnes ont joué devant nous, puis se sont éloignés. C’était génial, et nous voulions prolonger ce moment, alors, nous les avons suivis. Au bout d’un moment, ils étaient beaucoup trop loin (la piste qu’empreinte les lions est éloignée de la route) pour bien les observer, nous avons réalisé que le trou d’eau étant disponible, nous aurions peut être la chance d’observer d’autres chats. Une fois sur place le trou d’eau était bien occupé par un tas d’antilope mais sans la trace de prédateurs dans les parages. C’était l’occasion idéale pour Christopher de sortir de la voiture et de célébrer la fin de l’après midi par une bière et par un cidre pour Colette et moi. Christopher prenait son temps, allumant sa cigarette, admirant les bébêtes aux alentours.
Quand TOUT A COUP !!!
Christopher se penchant pour ramasser un papier qui s’envolait se trouva face à face avec une lionne qui se dirigeait vers les antilopes !!!
Imaginez 2 minutes : Christopher était au niveau de la portière arrière et la lionne avait les ¾ de son corps sur le coté du coffre (cf : la photo de la voiture dans la première partie de nos aventures). Christopher a eu juste le temps de dire : mais merde, il y a une lionne juste là !! et sauta dans la voiture. La lionne était tout aussi surprise en le voyant. Une voiture était un peu en retrait et avait vu la lionne s’approcher. Ses occupants se demandaient ce que faisait Christopher, persuadés qu’il avait vu le fauve. Nous étions tous les 3 choqués !!
Christopher était rouge écarlate et Colette et moi étions hébétées pendant quelques instants. La lionne repris son poste d’observation prés du trou d’eau mais fut dérangée par une autre lionne qui chassait derrière nous. Elle alla la rejoindre et nous sommes retournés au camp.
Houa !!! Quelle journée !!
Le soir, nos voisins Sud afs nous invitaient à une « party » et la séquence « face à face » fut bien sûr racontée. Le lendemain, nous avions prévu de passer une journée dans le parc Makgadikgadi avant un détour obligé pour dire au revoir à nos amis les fauves. Mais
c’était dimanche et un lion qui se respecte ne travaille pas le jour du seigneur.
Nous n’avons rien vu d’extraordinaire dans ce parc. Beaucoup de gnous et de zèbres, des girafes, un ou deux éléphants et des hippopotames. C’est vrai qu’après notre journée de la veille tout paraît plus banal ….
Le soir nous avons dormi dans un lit pour la première fois depuis 15 jours. Nous ne pensions pas que Colette aurait pu supporter le camping aussi longtemps ! en fait, elle dort mieux sur son matelas gonflable que dans son lit bien douillet en Floride. Quel luxe nous avons eu pendant une nuit ! des WC dans la pièce d’à côté et son évier minuscule pour faire la vaisselle !!
Nous avons quitté les animaux sauvages le lendemain pour retourner à la civilisation de la ville de Maun car belle –maman devait déjà dire au revoir à l’Afrique le jour suivant.
Colette et moi avons passé la matinée du mardi à nettoyer les valises pendant que Christopher était de nouveau au garage pour quelques bricoles. Comme d’hab, il est arrivé en retard pour déjeuner et nous sommes étions seulement à l ‘aéroport une demie heure avant le décollage. Bonjour le stress !!
La voiture paraissait vide tout à coup !! et le coffre immense !!
Nous avons repris pour la deuxième fois la route au nord qui longe le delta pour démarrer notre aventure namibienne le lendemain. Nous avons dormi dans un camping à Sepupa où les princes Williams et Harry ainsi que les forces spéciales britanniques ont l’habitude de séjourner. Christopher aurait bien aimé les rencontrer …les FS .
Nous avons passé la frontière comme une lettre à la poste, incroyable. Nous avons filé vers Tsumeb soit 700 Kms plus dans les terres. Nous avons fait une halte près de Grootfontein pour voir la plus grosse météorite du monde qui est tombée il y a quelques 80 000 ans !!!
Le lendemain nous avons fait une ballade autour du lac Otjikoto profond de plus de 54 mètres et où des espèces de poissons préhistoriques vivent paisiblement. Pendant la première guerre mondiale, les Allemands (la Namibie était une colonie allemande jusqu’en 1991) y ont jeté des tas de canons et un coffre fort dont personne ne connaît la contenance ….
Un peu plus tard dans la journée nous avons visité la fondation « Ombili » où les Sans apprennent doucement les merveilles du monde moderne. Ce peuple a été chassé de partout dans toute l’Afrique. Ils ne sont plus que 30 000 !! Il y a 10 ans, des industriels allemands ont acheté des terres pour les léguer par la suite à ce peuple nomade et pacifiste. Ils sont 380 à Ombili. Ce centre et le seul où les hommes et les femmes travaillent et les enfants vont à l’école. Dans les autres les Sans passent leurs temps à boire. C’était très instructif. Il y avait un couple d’allemand avec une mère indienne et 3 autres enfants. Ils avaient voyagé en avion jusqu’ici et l’appareil photo dernier cri et son objectif assortis trahissaient une bonne situation financière. Mais ces idiots n’ont pas donné un centime à la fondation qui fonctionne uniquement avec les dons et la vente d’objet de décoration…
Nous avons passé la nuit dans un camping tenu par des allemands qui élèvent des élans (la plus grosse antilope soit 900 kg) pour le plus grands plaisirs des chasseurs…allemands. En effet, nos voisins européens dépensent 2000 € pour tirer une balle dans la tête d’une bête soit disant malade ou trop âgée et exposer le trophée dans leur salon.
Quand ils m’ont entendu parlé ils ont réagit en me disant : so you are french !! » avec un air !!! et tellement d’amertume dans leurs regards !!! Attends, ce n’est pas de ma faute si vous avez perdu la guerre !!! berk
Le lendemain nous étions dans l’un des plus grand parc d’animaux sauvage d’Afrique : Etosha
Sur 23 000 km² le lac asséché d’etosha (Etosha pan) concentre une très grande variété d’animaux. J’allais enfin revoir les bébêtes !!!
Nous l’avons traversé pour dormir dans le camp d’Okekuejo pendant 2 nuits plus 1. Sur 170 km nous avons vu beaucoup de springboks de zèbres et pour la première fois des oryx.
Le Camp est construit autour d’un trou d’eau où des tas d’animaux viennent chaque jour étancher leur soif. Assis confortablement sur des bancs et à l’ombre des arbres nous avons observer pendant ces trois jours bien sûr beaucoup d’antilopes mais aussi des éléphants, des girafes et ….des rhinocéros noirs. Quelques personnes avaient vu un lion boire à 2h37 du mat très précisément mais nous étions trop crever pour veiller aussi tard.
Nous avons rencontré 3 couples de sud afs de notre age très sympas. Ils étaient tous docteurs ou infirmiers. Un couple part bientôt au Canada car les médecins sont sous payés et le pays d’accueil leur promet un salaire annuel de 1,3 millions de Rand et tout les accotés….Nous avons eu pas mal d’infos sur la situation en Afrique du Sud comme :
- d’après une étude américaine, dans 10 ans il y aura plus de blancs que de noirs à cause des ravages du Sida,
- Comme les malades du Sida touchent une pension de 300 R par mois, certains pauvres mais en bonne santé, veulent être contaminé préférant vivre moins longtemps mais manger tous les jours,
- Une femme est arrivée aux urgences accusant son mari de viol, après une enquête, il a été montré que l’homme voulait juste aller en prison et avoir un lit et un repas chaud tous les jours (la femme avait menti),
- Les médecins ont beaucoup d’expériences pour les plaies par balles mais n’ont pas « le temps » de traité les malades du cancer
Nous avons quitté Etosha sans avoir rencontré d’autres chats…alors pour me consoler, Christopher m’a emmené dans une ferme de guépards…. La ballade avec les lions au Zim était vraiment géniale et nous voulions revivre l’expérience.
Tuesday, August 17, 2004
desole pour la manque de paragraphes, le site de publication pour cette page deconne on vce moment. En pluys il y a 4000 mots a lire.... bon courage!!
Mais reprenons…Christopher est revenu de sa pêche avec 4 poissons des « robard » en portugais. Sa ballade lui a bien plu même s’il fallait écoper régulièrement. Deux questions posées à Christopher m’ont marquée :- Qu’est ce qui coûte plus cher en Europe, une petite amie ou une femme ? - Dans les films d’Hollywood, est ce que les gens sont vraiment tués ?J’ai passé la veille du mariage à me confectionner un collier avec les graines de baobab en savourant le fruit que j’étais la seule à apprécier. Ma première Création africaine … le soir Christopher m’a offert, pour notre anniversaire de mariage, une jupe portefeuille avec des graines de baobab imprimées dessus. Un couturier était installé juste à côté du bar et réalisait la robe de la mariée…Pendant la journée il faisait le cachottier et j’étais persuadée qu’il me faisait une jupe avec des fibres de coco et un sous tif assorti. Mais non, Ouf !!!Le mariage était sympa mais j’avais pensé que Christopher aurait fait une blague, ou un speech mais non, il a été même très sérieux. Les mariés nous ont invités chez eux au Cap avant d’embarquer pour leur lune de miel sur l’île de Bazaruto.Le lendemain nous nous sommes mis en route pour le Zimbabwe. 600 Kilomètres plus tard et 75 euros en moins pour les visas nous étions sur le territoire du dictateur Robert Mugabe (bob mugger comme l’appelle Christopher -mugger signifie voleur de rue-)Nous avons passé notre première nuit à Mutare. Nous étions les douzièmes clients du mois et Emma l’aubergiste voulait nous retenir plus longtemps. Elle nous a accompagnés en ville pour que nous retirions des dollars Zim et payer notre chambre double à 50000 $ Zim soit 50 FF la nuit. Christopher a fait une quinzaine de banques (je n’exagère pas) pour retirer des sous. Les distributeurs étaient vide et c’est une personne à l’accueil (je ne dirais pas guichetière, mon origine professionnelle ne me le permet pas) qui a échangé des rands que Christopher conservaient, avec les billets locaux sortis tout droit de son portefeuille …Nous devions rejoindre la capitale et contacter une amie de George, un ami Polo-Zimbabwéen et nantais de Christopher. Nous avons passé la nuit dans une auberge des faubourgs d’Harare, que nous trouvions très glauque au début et qui c’est avéré très sympathique. Le lendemain nous avions RDV avec Lesley dans le « Harare Cricket Club » face au terrain avec un match Zimbabwe/Inde en prime. Christopher était aux anges…Le jour suivant nous déjeunions dans sa superbe demeure typiquement britannique (que Christopher n’a jamais vu en GB) avec les double colonnes dans le salon et la véranda. Ils sont en ville depuis 4 ans maintenant car leur ferme a été réquisitionnée par le gouvernement comme beaucoup d’autres malheureusement. L’après midi nous étions invités pour le « tea time » cette fois chez des amis des parents de George.La ville d’Harare dégage une atmosphère vraiment très étrange. Des buildings énormes dignes des plus grandes capitales, des rues proprettes mais des gens qui ont l’air abattus et désorientés. C’est mon premier voyage dans un pays non-démocratique, et je me sens comme dans les bouquins de l’Allemagne Nazi que je lisais adolescente. Tout est réuni : - Le culte de la personne. Il a même la petite moustache, (on dirait un petit sang sue à la verticale)- Le contrôle des médias. Les journalistes étrangers ne sont pas admis et si tu es train de filmer ou de prendre des photos dans la ville, tu risques l’emprisonnement et la confiscation de ton matériel, meme en tant que touriste il faut faire gaffe en ville- Un pays en ruine, une inflation galopante, les industries ont été nationalisées et les terres agricoles expropriées sont en friches (avant le pays exportait 80 % de ses récoltes et maintenant les Zimbabwéens meurent de faim),- Des élections trafiquées (Bob a annoncé qu’il quittait la politique à 80 ans, mais fête depuis maintenant 3 ans ses 79 ans). Les élections sont en 2005 et pour acheter des voix, le gouvernement stocke déjà des denrées alimentaires pour les distribuer aux chefs des villages qui auront bien fait leur travail auprès des villageois,- Discrimination raciale … Bob a fait imprimer des T-shirts avec le slogan « whites out by 2005 » mais il faut dire que la plupart sont déjà parti, et son n’aime pas les Ndebele (20% de la population environ), les ennemis de son tribu Shona.Avant de rejoindre les chutes de Victoria, nous avons fait une halte dans un parc privé « Antelope park » et c’était GENIAALLL !Câlins avec des lionceaux de 5 mois, ballade dans la brousse avec des plus âgés et équitation version éléphant étaient au programme.Le parc élève des lions pour étudier la version féline du Sida et pour introduire les fauves adultes dans les parcs où le taux de consanguinité est trop fort (on devrait faire la même chose dans certains villages bretons (vendéens selon Christopher…..)Nous étions dimanche après midi et le parc se vidait petit à petit. J’avais repéré les lionceaux dans leur enclos se faisant caresser du bout des doigts par une touriste pas très rassurée. Derrière le grillage je l’enviais beaucoup et quand Christopher est revenu avec notre guide et le tarif des activités, nous n’avons pas hésité une seconde. Pour 8000 Zim $, soit la modique somme de 8 FF nous avions les gros chats dans nos bras…. Les soigneurs avaient décidé de les emmener en ballade mais n’avaient pas aperçu une gamine sur son cheval qui passait par-là. Très rapidement les 5 fauves avaient encerclé l’animal, près à l’attaque (pour les âmes sensibles je précise que la fillette avait eu le temps de courir dans les jupes de sa mère). Nous nous sommes portés volontaire pour faire fuir ou gêner les matous. Achille m’avait apprit à parler « fauve » et j’ai compris qu’ils me disaient « dégage j’ai faim !!! » Cette séquence émotion terminée, nous avons repris nos câlins mais dans leur jardin privé. Nous avions passé beaucoup plus de temps que la moyenne des touristes et une ballade avec des lions de 14 mois nous attendait. Nous sommes allés les rejoindre dans leur jardin (je n’aime pas le terme enclos) au milieu du parc. Avant de commencer quelques recommandations du guide : ne courez pas, ils pensent que vous voulez jouer, ne vous baissez pas, ils pensent que vous voulez qu’ils vous grimpent dessus… pour jouer, ne vous mettez pas à l’écart du groupe, ils pensent que vous voulez jouer aussi.Donc nous voilà parti pour 1 heure et demie de promenade, avec quand même une certaine appréhension. Il y avait un mâle avec une crinière naissante et 3 femelles. Ils venaient de manger 7 kg de viande chacun soit 1/10ème de leurs poids et étaient mous à la détente : 10 mètres puis ils se vautraient dans l’herbe mais au bout de quelques minutes ils ont commencé à s’agiter. Une fille s’était accroupie pour caresser le dos d’un lion quand un autre, voulant jouer, se jette sur elle par derrière. Le guide est intervenu rapidement mais la fille garde les empreintes sur son T-shirt avec 3 griffures en prime. La chance !J’étais très impressionnée en les approchant pour les caresser mais ravie de faire cette expérience unique. A un moment, Christopher était à l’égard pour prendre des photos et n’avait pas vu qu’il manquait un lion dans son champs de vision. Normal, il était derrière lui près à lui bondir dessus. Christopher raconte qu’il a vu le lion charger et qu’il a eu aussitôt envie de fuir mais son flegme britannique est intervenu et il a dit « No !!» à l’animal qui la regardé déçu de ne pas pouvoir de rouler dans l’herbe avec ce nouveau compagnon de jeu. Le lendemain matin nous n’avons pas été réveillés à 5 h du mat, comme d’hab, par des chiens, mais par le rugissement au loin, de 25 lions adultes….Notre emploi du temps était chargé :
9h30 – safari à cheval pendant 2 h
11h30 – match de foot et safari version éléphantLa ballade à cheval nous a permis d’approcher de très près des girafes, des impalas, des zèbres et quelques gnous. J’ai pu apprécier le « cantering », allure entre le trop et le galop qui n’est pas pratiqué en France. Je dois dire que Christopher se débrouille plutôt pas mal pour un débutant même s’il insulte encore un peu trop souvent son cheval quand il n’avance pas.En fin de matinée nous étions sur le dos d’animaux beaucoup plus gros. Nous y sommes montés via une échelle et après quelques pas j’avais l’impression d’être en suspension. Les pattes de l’éléphant amortissent en fait tous les chocs. La sensation est beaucoup plus agréable que sur le dos d’un cheval mais uniquement pour les fesses parce que une heure les jambes écartées à 140 ° degrés ben ….ça fait mal.Les guides nous ont amenés sur un terrain de foot et les éléphants ont commencé à se faire quelques passes. Ça a fait beaucoup rire Christopher.
En fait les guides (qui sont assis devant nous, j’avais oublié de préciser…) ordonnent un « hold » pour que l’éléphant récupère la balle avec sa trompe et un « kick » pour qu’il la frappe avec sa patte. Il y a bien sûr une récompense sous forme de granulés.Encore une fois les guides nous ont gâtés puisqu’ils nous ont amenés près du jardin de guépards (enclos privé du proprio) et nous avons eu une séance photo sur les genoux du père noël …heu non de l’éléphant…C’est en début d’après midi que nous avons quitté le parc vers un parc national cette fois. On nous avait recommandé ce parc pour sa concentration de léopards….Nous sommes arrivés tard dans la nuit (19H30). Nous avons juste monté la tente avec l’ambition de se lever très tôt pour voir ses bebettes si timides et plutôt actives la nuit jusqu’au levé du soleil.Que neni….. Sur 8 heures de pistes nous avons vu 4 girafes, 2 impalas, des empreintes de rhinos et leurs propriétaires de très très loin….Mais ce n’était pas grave puisque de nouvelles aventures nous attendaient aux chutes VICTORIA .En effet, Christopher m’avait promis une lune de miel digne de ce nom à l’hôtel des chutes où il avait dîné 6 ans auparavant. Et choses promises choses dues…Nous avons passé le mercredi soir dans une auberge de jeunesse à un kilomètre de là pour profiter dès 9 heures du mat de notre chambre (pas d’esprits déplacés je vous prie….)
Nous avions réservé la veille et le concierge (le type à l’accueil quoi !) a choisi une chambre de luxe !!! attention !!! Quand on a l’honneur de recevoir les Bartletts chez soi, on déroule le tapis rouge !Nous avions fait la fine bouche pour prendre une douche à ciel ouvert et sans eaux chaudes dans l’auberge sachant qu’un bain bouillant nous attendait le matin suivant.Nous sommes arrivés pas trop crados quand même à 9h 08 (l’enregistrement se fait normalement à 14 h mais le concierge nous a dit que nous étions les bienvenus à n’importe quelle heure.)C’est pratique de porter des tongs mais une pédicure était urgente. Même l’eau du bain et tous les produits n’ont pas eu d’effet. Il fallait être présentable quand même pour prendre le thé et dîner au « jungle junction » de l’hôtel.Nous sommes partis déjeuner en ville où les prix étaient plus raisonnables, puis Christopher s’est fait couper les cheveux et moi manucuré et pédicuré… C’était un salon africain (vous allez me dire normal, on est en Afrique….mais vous m’avez compris). Une fille se faisait enlever sa perruque qui était cousue sur ses cheveux. Toute une technique mais c’est génial ! Elle peut avoir les cheveux courts et raides un mois et long et frisés le suivant…L’esthéticienne m’a trouvé un tique sur la main et j’ai psychoté pendant 3 jours sur toutes les maladies que je pouvais choper d’après notre guide….mais bon je n’ai toujours pas de fièvres .Il fallait se dépêcher car nous allions rater le « tea time » servi de 15 à 17 heures sur la terrasse avec une vue magnifique du pont Livingstone ralliant Zimbabwe à la Zambie. 2 sandwichs au concombre, 2 au saumon fumé, 1 éclair, une tarte aux fruits, une part de gâteau au chocolat et 2 scones (par personne) plus tard…nous avions le ventre bien arrondi et nous avons décidé de visiter le côté Zim des chutes pour nous faire digérer…Nous avions réservé le resto pour 19 H !Je ne peux pas vous décrire cette visite ; il faut y aller !!! La force de cette masse d’eau est vraiment impressionnante. Depuis le début du temps les chutes ont modifié 13 fois le paysage. Je pensais qu’on voyait les chutes d’un seul et même point de vue mais elles sont tellement larges qu’il faut se déplacer tout au long de la berge pour bien les admirer. Les gouttes d’eau forment des arcs-en-ciel immenses et rendent le sol très glissant. Heureusement que nous étions protégés par un parapluie fournit par l’hôtel car nous serions rentrés tout trempés.Le buffet du resto nous proposait un grand choix d’entrées très raffinées. Je me suis régalée de tomates confites, des moules énormes, et des courgettes farcies. Les féculents c’est bons, c’est facile à faire, mais au bout de 2 mois j’avais un besoin énorme de verdures. Christopher s’est jeté sur les grillades de gibiers tel que le koudou, l’impala et le crocodile (pour moi c’est un poisson, mais monsieur insiste pour dire que c’est une viande…il faut que tu nous donnes ton verdict papa)Nous avons fait une place pour un cheesecake fabuleux suivi d’un banana toffee pie extra. Christopher m’avait beaucoup parlé des crêpes suzettes flambées et fourrées de fruits frais. Mais je préfère Largemmment les crêpes de mes 2 grands-mères préférées.Le petit déjeuner était du même acabit avec un large choix de fruits exotiques, de viennoiseries françaises et britanniques et les incontournables saussisse-œuf-bacon-tomate-champignons-jambon sur os.Devinette carambar : qu’est ce qu’a choisi Christopher ?Le retour à notre vie de baroudeur avec mon matelas percé a été difficile. L’endroit est vraiment magique. S’il il n’y avait pas eu le bruit des hélicos nous aurions pu nous croire au début du XXème siècle, Christopher en dandy avec sa pipe à la bouche et moi en longue robe avec une ombrelle pour me protéger du soleil. Si vous avez l’occasion jetez un coup d’œil sur le site de l’hôtel. En plus mon chéri ne s’est moqué de moi !!! qui parmi vous avez offert une nuit d’hôtel pour deux millions cinq cent mille dollars (zim) Nous avons quitté le Zimbabwe en traversant le pont qui surplombe la fumée qui grogne « the smoke that thunders ». Belle maman nous attendait à Livingstone pour nous accompagner pendant 17 jours. Nous pensions que 27 heures de voyage depuis la Floride l’auraient épuisé. Mais pas du tout, elle était ravie d’être enfin en Afrique. L’après midi nous avons visité les chutes du côté de la Zambie. Toujours aussi impressionnantes et en plus on les voit de beaucoup plus près.Colette a pu se reposer le lendemain parce que nous étions sur le Zambèze pour une journée de rafting… Dès le 2ème rapide « the 3 ugly sisters » nous étions à l’eau (le guide et 4 autres rameurs). Il fallait s’accrocher fermement au radeau renversé car les 3 sœurs étaient côte à côte. Heureusement que nous avions nos gilets de sauvetages parce que des tasses j’en ai bu. Nous avons passé la troisième frangine dans le bateau mais nous étions plus que 5 !!!Où était Christopher ?En preux chevalier, il avait sauvé une fille qui paniquait dans l’eau très agitée et avait du lâcher le bateau. Il avait donc passé 2 rapides dans l’eau. Les rapides suivants aux noms tout aussi évocateurs comme the washing machine, commercial suicide ou devil’s toilet nous ont bien remués mais nous étions toujours à peu près au sec. Christopher bravait les vagues en se jetant sur l’avant du radeau quand il se levait un peu trop à la vertical. !!! Quel homme !!Nous avons retrouvé belle maman bien reposée pour commencer la vie africaine dès le lendemain. Faut dire qu’elle est bien équipée…avec trois valises et un sac à main remplis ….tu peux en mettre des trucs : matelas gonflable, sac de couchage, une tente, 2 oreillers en plumes et 2 autres au cas où, des vitamines, du maquillage la préparation de son breuvage matinal qu’elle appelle « green drink » - normal il y a des algues - du miel, de la protéine en poudre, et pleins de produits de toilettes….3 paires de tongs (2 présentables et une pour la douche) et 2 autres paires de shoes…et son matériel de tuning.Je me moque un peu mais c’est parce que je l’aime bien. Elle a pensé aux lingettes imbibées très pratique dans la brousse quand on est couvert de poussière, des tas de lotions anti-septiques, anti-moustiques.Christopher avait concocté un programme très chargé pour sa maman : parc national de Chobe, Moremi, Savuti, désert du Kalahari et ses collines sacrés de Tsodillo, ballade en mokoro dans le delta d’Okovango et visite des pans (vieux lacs désechés au milieu du Kalahari central).Nous avons donc quitté la Zambie pour le Botswana le lendemain. Le soir nous étions à Kasane, aux portes du parc national de Chobe. Nous avions entendu dire que le Botswana était peu abordable. Nous étions donc préparés à faire « fumer la carte bleue » mais nous avons été agréablement surpris des prix pratiqués dans les campings. Les nuits nous sont revenues en moyenne à 30 pulas par personne soit (30 FF), un buffet complet dans une lodge moyenne est à 80 P et le gasoil est à 3 P le litre !! Par contre l’entrée dans les parcs est en moyenne à 125 P par personne et par jour et une nuit en chambre double coûte de 100 $ US à 900 $ US !!. Pour sa première journée dans le parc Colette a pu admirer un troupeau de 53 éléphants prenant un bain de boue, des girafes, des Koudous et des tas d’antilopes. Elle faisait des « ah et des oh » tout le temps. Elle s’émerveillait de tout et nous disait « vous êtes déjà habitué à ses paysages africains, ses villages typiques et tous ces animaux ! mais pour moi c’est vraiment nouveau et c’est si beau » et c’est vrai que l’Afrique c’est magnifique.Le deuxième jour nous avons fait une ballade en bateau sur la rivière Chobe et nous avons rencontré des crocodiles, des antilopes et des hippopotames se dorant au soleil ou marchant sous l’eau (les hippos ne nagent pas mais marchent dans l’eau, même s’ils n’ont pas pied).Le jour suivant nous avons levé le camp pour traverser le parc Chobe et rejoindre celui de Moremi : soit 300 kms de piste très sablonneuses et cabossées.Nous n’avions pas eu trop l’occasion d’utiliser le mode 4X4 de notre ISUZU et Christopher n’avait aucune expérience dans ce type de conduite (juste quelques conseils de Sud afs dans des bars). Il c’est très bien débrouillé, comme toujours, un peu crispé au volant mais nous nous sommes ensablés que 2 fois dans ces 15 jours et n’ont jamais eu besoin de creuser pur sortir. Par contre la voiture a un peu souffert : la transmission 4X4 fait un grincement inquiétant. Sur la route nous avons faillit percuter un éléphant male à 120 km/h (sur la route goudronnée). Il n’était pas content du tout et remuait sa trompe, ses oreilles et sa tête tout en même temps. Au bout d’une heure et demie sur la piste je sentais une odeur d’œufs pourris qui me piquait le nez. Je ne voulais pas stresser le conducteur, mais ça puait de plus en plus et en ouvrant la vitre arrière (celle que relie la cabine au coffre) l’odeur d’une boite de « tomato chutney » qui avait dû percer me rassura.Le midi nous nous sommes arrêtés pour déjeuner dans un camp et en ouvrant le coffre nous avons pu apprécier les dégâts des secousses continuelles :- les boîtes de conserves étaient toutes cabossées et avaient perdu leurs étiquettes, et quelques unes leurs contenu d’haricot en sauce tomate,- le frigo était rempli de beurre fondu et un mélange de bière et de cidre, - les bananes, les pommes, les tomates et les avocats ne faisaient plus qu’une seule et même purée,- les valises étaient mouchetées de Ketchup, d’avocats et de légumes pas reconnaissables.Nous ne savons toujours pas comment un avocat a pu se peler, percer et se bloquer dans une boite de conserve de maïs.Nous avons passé une heure et demie à nettoyer partiellement la voiture, la route nous appelait.L’après-midi nous avons croisé un très grand troupeau d’éléphants dans une forêt de Mopane (arbre endémique en Afrique). Nous étions coincés sur la piste : 2 femelles et un petit nous barraient la route (elles peuvent être très dangereuses s’il y a un jeune avec elles). Nous n’avions pas vraiment d’issue de secours, alors nous avons attendu qu’elles poursuivent leur chemin. Mais nous entendions au loin des éléphants brairent et une voiture passait dans l’autre sens quelques minutes plus tard. Il fallait poursuivre notre chemin nous aussi et nous avons forcé la voie. Plus nous avancions et plus les éléphants s’excitaient. Il y en avait partout !! Ils n’étaient visiblement pas content du tout qu’on vienne les déranger par un si bel après midi après la baignade. Nous avons appris plus tard que ce coin est la plus forte concentration d’éléphants de la région, il y en a eu au moins 300 pachydermes.Nous sommes arrivés juste avant la tombée de la nuit à North gate, un camp en plein milieu de la réserve. Nous étions installés près de la rivière et nous avons entendu un hippo sortir de l’eau et brouter tout près de nous. Colette et moi étions avec nos torches pour voir le spectacle de plus près mais Christopher nous a rappelé que les hippos peuvent être très dangereux et que leurs dents sont de vrais rasoirs. Nous finissions tout juste notre repas quand une hyène tachetée inspectait notre campement. Nous étions habitués à la visite de babouins et d’un phacochère (il nous a même piqué une sac de porridge) mais bon, le prédateur du lion âgé n’était pas le bienvenu. Elle nous a regardé avec des yeux ronds presque mignons et a poursuivi son chemin. Dans la nuit, Colette l’a entendu nouveau mais aussi ses premiers rugissements de lions.Le lendemain nous avons fait un circuit dans le parc Moremi et nous avons vu une lionne passée au loin et pleins d’autres animaux.
Message de Colette/Marie-Co :Salut tout le monde, je suis à la veille de mon départ et j’ai passé des vacances absolument sensationnelles. Je m’attendais à un séjour formidable mais ça a surpassé toutes mes attentes. J’avais un peu peur de faire du camping (je n’en ai jamais fait) mais je m’y suis bien adaptée et cela valait vraiment le coup de le faire pour pouvoir profiter de cette merveilleuse aventure. De plus, Christopher et Sandrine se sont très bien occupés de moi ce qui a rendu l’expérience beaucoup plus facile et agréable : Christopher me préparait mes repas sans viande et sans oignon, gonflait mon matelas, me chouchoutait tout les matins avec un café chaud et le porridge. C’était tellement bien que j’aie déjà prévu de les rejoindre au Pérou. J’ai vu tous les animaux sauvages dont j’aurais pu rêver et même de très prés. C’est très impressionnant de voir à la fois des lions, des éléphants, des girafes, des zèbres et des springboks. J’ai vu tout une famille de lions de très prés pendant 2 jours et c’était vraiment extraordinaire. Je reprends l’avion plein la tête et.... avec 700 photos.
